Page d'Alain Blanchard


Professeur à l'université Paul Sabatier

Adresse:

Laboratoire d'Astrophysique de Tarbes et Toulouse (LATT)
UPS CNRS  UMR 5572
Observatoire Midi-Pyrénées
14 Avenue Edouard Belin
31400 Toulouse
France

Téléphone:
+33 (0) 5 61 33 28 42

Téléfax:
+33 (0) 5 61 33 28 40

Email:
Alain.Blanchard@ast.obs-mip.fr


Quelques images d'Alain Blanchard...

       

Les axes de ma recherche:

Je m'intéresse à diverses questions de Cosmologie. Progresser dans la compréhension de  l'histoire et de la géographie de l'univers est le véritable fil conducteur de mes différents travaux. Ceci m'a amené à m'intéresser à des sujets divers comme par exemple les champs scalaires susceptibles d'offrir une explication de la présence apparente d'une constante cosmologique, ou au rôle des mécanismes de formation de l'hydrogène moléculaire dans la formation des premières étoiles de l'Univers. Mais un sujet occupe une place particulière dans l'ensemble de mes travaux : les contraintes qu'apportent l'histoire de la formation des amas de galaxies. J'ai en particulier montré que l'évolution de l'abondance des amas est une source de contraintes cosmologiques d'une nature différente, complémentaire donc, des autres tests cosmologiques (trois étudiants en thèse ont d'ailleurs particulièrement essuyé les plâtres de ce cheminement... Jamila  Oukbir, Domingos Barbosa et Sébastien Vauclair). Si la pertinence de ce test est maintenant  largement reconnue (en X, en SZ, par effet de lentilles, ...) j'ai par contre depuis le début, càd depuis plus de dix ans,  été amené à conclure que l'abondance des amas telle qu'elle est révélée  par les surveys X indique un univers de densité de matière voisine de la densité critique. Ce résultat s'est avéré de plus en plus solide au fur et à mesure des différentes analyses que j'ai conduites au cours de ces dix dernières années, et en particulier grâce aux analyses récentes des observations obtenues avec XMM-Newton (et qui ont fait l'objet d'un communiqué de presse) ... en complète contradiction avec la plupart des travaux publiés sur la question depuis dix ans!

Pourtant je persiste et signe en rappelant que les évidences directes d'une constante cosmologique sont très peu nombreuses.  J'ai eu l'occasoin d'exprimer ce point de vue dans un article de revue à une  conférence à Faro en 2002 "New Worlds in Astroparticle Physics". Les données publiées depuis ne m'ont pas encore amené à revoir mon point de vue...

En particulier, contrairement à ce que le discours de la NASA laisse entendre, WMAP ne fournit pas l'indication directe d'une constante cosmologique
puisqu'un modèle Einstein-de Sitter reproduit aussi bien les données:


Le meilleur modèle de concordance versus 2 modèles Einstein de Sitter.
Cherchez l'erreur...


De fait si le CMB fournit bien une indication sérieuse d'un Univers à peu près plat, ce que notre équipe avait  montré pour la première fois dès 1997 et qui n'a fait que se confirmer depuis, l'introduction d'une constante cosmologique elle n'est pas nécessaire.
Il reste indiscutable que l'ensemble des observations qui sont retenues comme les mieux établies : mesure de la constante de Hubble
par le télescope spatial, mesure du diagramme de Hubble de supernovae lointaines, fond cosmologique, structure à grande échelle peuvent se décrire d'une façon remarquablement simple  par le modèle de concordance. Par contre les propriétés des amas distants
tels que XMM les ont  révélé sont incompatibles avec la description "standard" des amas dans un modèle de concordance.

 Il y a donc une vraie contradiction quelque part: on peut remettre en question l'interprétation des données des amas:  les températures X des amas pourraient être des traceurs biaisés de leur masse, ce biais évoluant avec le redshift, les données des amas X pourraient alors être finalement compatibles avec le modèle de "concordance. Une telle remise en question de l'interprétation des données peut aussi se faire sur le modèle de concordance. Mais l'hypothèse d'évolution des amas peut se tester directement (au contraire du cas des supernovae) les données optiques actuelles sur les vitesse de dispersion, ne semblent pas conforter une telle idée. Malheureusement ces données  sont parcellaires, et une conclusion définitive sur cette base serait prématurée.  Bien malin donc qui pourrait dire quelle est la solution du problème...


Mon métier d'enseignant chercheur me conduit à enseigner, activité qui m'enthousiasme tout autant que ma recherche. J'ai aussi une activite de diffusion vis-à-vis du grand public.

Récemment, le journal Libération a publié un entretien avec Sylvestre Huet.

Le site de France5 présente une série d'interviews sur l'univers et en particulier  sur la cosmologie pour laquelle  j'ai contribuée.


J'ai écrit deux ouvrages grand public:

- L'Univers. Dans la collection Domino chez Flammarion. La collection étant arrêtée il ne se trouve plus en librairie, mais vous pouvez le trouver chez CosmoDiff.

  Histoire et Géographie de l'Univers. Chez Belin-CNRS.